Le génie climatique au service du confort et de la performance d’exploitation
Ventilation naturelle pilotée, géothermie sur sondes verticales, natural cooling, rafraîchissement adiabatique, VMC double flux, systèmes de chauffage bas carbone : nous concevons des installations CVC adaptées à chaque programme, en privilégiant systématiquement la sobriété et la performance réelle en exploitation.
Architectes : Dangas & Laurence et Dolmen Architectes
Architecte : Tetraktys Atelier
Notre expertise pluridisciplinaire
Le génie climatique est au cœur de la qualité d’usage d’un bâtiment. Chauffage, ventilation, climatisation, production d’eau chaude sanitaire, plomberie : elles conditionnent le confort thermique, la qualité de l’air et les charges d’exploitation sur la durée de vie. École, hôpital, équipement sportif ou bureaux : les CVC décident si le bâtiment est agréable à vivre ou génère des plaintes.
Chaque solution est adaptée au programme, pas choisie par défaut : ventilation naturelle pilotée, géothermie sur sondes verticales, natural cooling l’été, rafraîchissement adiabatique sur CTA double flux, puits canadien pour préconditionner l’air neuf. Chaque projet fait l’objet d’un arbitrage documenté, validé par simulation thermique dynamique.
La coordination avec les autres disciplines (structure pour les percements et charges, électricité pour les puissances, acoustique pour le bruit des équipements, VRD pour les réseaux extérieurs, économie pour le coût global) sécurise les interfaces dès l’esquisse, pour des installations qui fonctionnent comme prévu.
Architecte : Archistudio
Acteur engagé de l’ingénierie
Chaque projet façonne durablement son environnement. Nous portons cette responsabilité au cœur de nos choix techniques : chercher la solution la plus sobre, refuser la facilité, interroger chaque hypothèse de conception.
La décarbonation ne se décrète pas : elle se construit, chaque jour, sur chaque projet.
À la pointe de la technologie
Les études CVC reposent sur une double compétence : simulation en conception et mesure sur site. La modélisation thermique dynamique (STD) teste les stratégies de confort d’été, dimensionne les installations et vérifie la conformité RE2020 (indicateur DH) avant l’APD. Les calculs de déperditions, de réseaux aérauliques et hydrauliques et de sélection d’équipements complètent la modélisation pour produire des CCTP précis et chiffrés.
Sur le terrain, les équipes mobilisent du matériel KIMO (température, débit d’air, anémométrie), une caméra thermique FLIR (ponts thermiques, défauts d’isolation) et des sondes CO₂ (qualité de l’air en exploitation). Elles servent au diagnostic de l’existant comme à la vérification de conformité après travaux (débits, bruit d’équipement).
Simuler plutôt que supposer, mesurer plutôt qu’estimer : c’est ce qui permet de concevoir des installations qui tiennent leurs performances en exploitation, pas seulement sur la note de calcul.
Une ingénierie concrète et utile au service de l’éducation la santé l’immobilier tertiaire l’industrie l’agroalimentaire la pratique sportive l’habitat la culture et du patrimoine projets publics la restauration collective
Restructuration du collège Toulouse Lautrec à Langon
Chaque midi, le nouveau cœur gourmand du collège accueille 950 convives, transformant la pause repas en une scène dynamique où élèves et personnel partagent le même rythme. Découvrez comment l’ingénierie a rendu ce flux fluide et vivant.
Construction d’un EHPAD à Lèves
Chauffer et rafraîchir un lieu de vie pour personnes fragiles en puisant l’énergie directement dans la nappe phréatique : voilà le pari. Découvrez comment la géothermie redessine le confort des résidents au quotidien.
Construction du quartier mixte Canopia
Un axe piéton relie la gare à la Garonne, insufflant un nouveau souffle au cœur historique. Logements, bureaux et commerces s’harmonisent autour de la pierre du patrimoine, offrant un quotidien où mobilité et vie urbaine se conjuguent.
Extension de l’usine FEDD à Saint-Alvère
Fabriquer des cartes électroniques exige un air d’une pureté constante. Découvrez comment traitement d’air, pressions différentielles et régulation hygrothermique serrée créent l’environnement stable que la production réclame.
Création d’une légumerie-poissonnerie à Bergerac
Réunir une légumerie et une poissonnerie sous un même toit, là où tout les oppose : odeurs, humidité, hygiène. Découvrez comment deux marches en avant parfaitement séparées préservent chaque filière de l’autre.
Construction du gymnase Carès Cantinolle à Eysines
Le futur du sport s’ancre dans un bâtiment où le bois léger dialogue avec le soleil, créant un espace qui respire. Chaque entraînement devient une expérience où performance et bien‑être se rencontrent, révélant comment ce lieu change le quotidien des athlètes.
Construction de l’ensemble résidentiel Petit Bruges
145 logements répartis dans 12 bâtiments du R+1 au R+7, sur un ancien terrain réévalué. Découvrez comment chaque immeuble reçoit des fondations calées au plus près de son sol, pour ancrer un nouveau quartier près de Bordeaux.
Création du Centre d’interprétation Michel de Montaigne
Au cœur du Périgord, un nouveau lieu invite à explorer la pensée de Montaigne à travers une architecture qui respire le climat local. Les matériaux du site et la ventilation naturelle tissent une atmosphère où l’histoire se vit aujourd’hui.
Construction du centre événementiel de Bergerac (MGP)
Un soir un concert de tournée, le lendemain un match ou une foire : une même salle pour mille usages. Découvrez comment tribunes télescopiques et réserve électrique surdimensionnée font vivre tous ces visages d’un même lieu.
Aménagement de la cuisine centrale “Atelier du Goût”
Un cœur culinaire invisible façonne chaque assiette des sept restaurants du groupe, alliant discrétion architecturale et performance énergétique. La récupération de chaleur et l’intégration 3D transforment contraintes en opportunité. Découvrez comment la cuisine centrale réinvente le goût du territoire.
Vos questions
Retrouvez ici les réponses aux questions les plus fréquentes pour mieux comprendre nos expertises, notre accompagnement et la manière dont nous abordons chaque projet.
Le calcul réglementaire RE2020 fixe des seuils de consommation à ne pas dépasser (Cep, Cep,nr, Bbio), mais il ne modélise pas le comportement réel du bâtiment heure par heure selon les conditions climatiques. La simulation thermique dynamique (STD), réalisée avec un logiciel de calcul au pas de temps horaire comme Pléiades ou DesignBuilder, analyse les apports solaires, l’inertie thermique, les charges internes et la réponse des systèmes sur toute une année climatique — ce qui permet de dimensionner les puissances de chauffage et de rafraîchissement au juste besoin, sans surdimensionnement. Point clé : la STD est indispensable dès qu’un projet comporte des locaux à occupation dense ou variable, des façades très vitrées, ou des exigences de confort d’été sans climatisation active généralisée. Sur la Restructuration de l’IGH Jean Bernard, CHU de Poitiers, le dimensionnement du rafraîchissement a été conduit à partir d’une STD au pas horaire sur un fichier météo prospectif à l’horizon 2040 (scénario climatique RCP4.5 du GIEC), avec pour objectif de garantir 30 °C maximum en chambre lorsque l’extérieur atteint 36 °C.
À chaque phase de la maîtrise d’œuvre, le bureau d’études en génie climatique produit des documents précis qui structurent les décisions architecturales et programmatiques. En APS, les livrables comprennent les schémas de principe des systèmes CVC, les études de faisabilité énergétique (biomasse, géothermie, photovoltaïque selon le contexte), et une première STD si le projet comporte des enjeux de confort d’été. En APD, les notes de calcul de dimensionnement des puissances et des débits d’air, ainsi que les synoptiques hydrauliques, permettent de caler les volumes des locaux techniques et les trémies à réserver en structure. En PRO/DCE, les CCTP de lot fluides, les plans d’implantation des équipements, les schémas unifilaires et les spécifications techniques complètes constituent les pièces marché transmises aux entreprises. La mission peut s’étendre aux phases EXE (études d’exécution) et VISA (contrôle des plans entreprises), selon le contrat de maîtrise d’œuvre. Sur la Construction du siège du Crédit Agricole Charente-Périgord (St-Laurent-des-Vignes, 4 000 m², 2018), la mission couvrait l’EXE et incluait une synthèse technique des lots fluides et gros œuvre en BIM sous Revit, alignée sur le modèle numérique de l’architecte mandataire.
Un établissement de santé impose des contraintes CVC absentes des autres typologies : la ventilation des locaux à risque infectieux (blocs opératoires, soins intensifs, salles d’isolement) obéit à des référentiels spécifiques (normes NFS 90-351 et recommandations du CSTB) qui fixent des classes de filtration, des cascades de pression entre locaux et des débits d’air hygiénique incompressibles. Les fluides médicaux (air médical, vide médical, oxygène) constituent un lot à part entière, étroitement coordonné avec le CVC pour les locaux techniques partagés. En réhabilitation de site occupé, chaque arrêt de réseau — chauffage, ventilation, fluides médicaux — doit être phasé sans interrompre la prise en charge des patients dans les ailes adjacentes. En ERP de type U, le désenfumage mécanique des circulations et des locaux de plus de 300 m² est obligatoire, ce qui conditionne les choix de centrale de traitement d’air et les trémies de désenfumage dès la phase esquisse. Voir à ce sujet la Restructuration de l’IGH Jean Bernard, CHU de Poitiers, conduite en exploitation continue dans un immeuble de grande hauteur.
L’intégration des énergies renouvelables (ENR) dans un système CVC se décide en phase APS via des études de faisabilité comparant les scénarios sur la base du coût global (CAPEX/OPEX). Trois filières sont à instruire selon le contexte : la géothermie sur sondes verticales (PAC eau/eau), qui offre un COP élevé et convient aux bâtiments denses en zone urbaine ; la biomasse en chaufferie (bois-copeaux ou granulés), adaptée aux projets publics avec réseau de chaleur local ou aux grands équipements tertiaires ; le photovoltaïque en autoconsommation, qui réduit la part d’énergie appelée au réseau pour les usages électriques, et dont la faisabilité dépend de la disponibilité en toiture et des scénarios revente/autoconsommation. La RE2020 rend obligatoire l’étude des ENR pour tout bâtiment neuf soumis à permis de construire, en justifiant le recours ou le non-recours à chaque filière. Sur la Construction du siège du Crédit Agricole Charente-Périgord, l’étude de faisabilité bois énergie et l’étude photovoltaïque comparant quatre scénarios revente/autoconsommation ont été conduites dès la phase APS et ont abouti à une chaufferie bois à copeaux comme énergie principale, complétée par une centrale photovoltaïque en toiture — le tout accompagné sur cinq ans dans le cadre de la certification NF HQE Exploitation.
La géothermie n’est pas une solution universelle, mais c’est la solution de référence pour les bâtiments tertiaires et publics dont les besoins de chauffage sont importants et réguliers. Son principal avantage sur les pompes à chaleur aérothermiques réside dans la stabilité de la source froide : une nappe aquifère ou un sous-sol à 100 mètres de profondeur maintient une température de 10 à 15 °C toute l’année, là où l’air extérieur descend à -5 °C en hiver, précisément quand les besoins sont les plus élevés. Le COP réel d’une PAC eau/eau sur nappe atteint 5 à 5,5 en conditions hivernales, contre 3 à 3,5 pour une PAC air/eau dans les mêmes conditions.
En été, la géothermie ouvre un second levier : le natural cooling. L’eau des sondes ou de la nappe, naturellement fraîche, alimente directement les batteries des CTA sans faire tourner le compresseur de la PAC. C’est du rafraîchissement quasi gratuit en énergie. Sur le collège et l’école THÉAS à Montauban, cette stratégie a été retenue pour assurer le confort d’été sans climatisation active : la PAC est éteinte, seule la pompe de circulation fonctionne.
Le choix entre géothermie sur nappe (circuit ouvert) et sondes verticales (circuit fermé) dépend du contexte géologique, de la productivité hydraulique et des contraintes foncières. Ce choix se prend en programmation, pas en DCE.