Concevoir des établissements de santé sûrs, performants et durables
Hôpitaux, cliniques, EHPAD, maisons de santé… : nous accompagnons les maîtres d’ouvrage du diagnostic à la mise en service, en mobilisant l’ensemble de nos expertises au service des patients, des soignants et de la performance d’exploitation.
Architectes : JDR Architecture, CARI Aquitaine et Vigier
Architecte : REC Architecture
Notre expertise pluridisciplinaire
Hôpital, clinique, EHPAD ou maison de santé accueillent des patients vulnérables, des soignants en continu et des équipements critiques sans tolérance à la défaillance. L’environnement intérieur (air, température, acoustique, lumière) conditionne le confort des patients, le travail des équipes et la performance.
Ces bâtiments cumulent des exigences rares : fluides médicaux, alimentation électrique secourue, sécurité incendie en ERP type U ou type J avec populations non évacuables, qualité de l’air des blocs opératoires et des chambres, acoustique des unités de soin, froid médical, gestion des déchets d’activités de soins. S’y ajoutent les enjeux des bâtiments fonctionnant 24 h/24 : performance énergétique en continu, matériaux sains, résilience climatique.
La coordination entre toutes les disciplines (structure, génie climatique, électricité, acoustique, SSI, cuisine, économie, VRD, paysage) traite ces enjeux dès la conception, y compris en site occupé, configuration la plus fréquente en santé : restructurer un service sans interrompre la prise en charge.
Architecte : Crea’ture architectes
Une ingénierie engagée pour la transition
En santé, la transition se joue sur trois fronts : la sobriété énergétique d’un bâtiment qui tourne 24/7, la qualité de l’air pour des publics vulnérables, et la résilience face aux risques climatiques.
Nous portons cette responsabilité dans chaque choix technique du réemploi en site occupé jusqu’aux solutions passives à hautes performances pour des établissements durables, sobres, et toujours opérants.
Vos questions
Retrouvez ici les réponses aux questions les plus fréquentes pour mieux comprendre nos expertises, notre accompagnement et la manière dont nous abordons chaque projet.
Un établissement de santé neuf ou restructuré doit satisfaire simultanément des exigences réglementaires ERP de type U, des impératifs de continuité des soins et des objectifs de performance énergétique qui n’ont pas d’équivalent dans les autres typologies de bâtiments publics. La classification ERP type U impose des prescriptions renforcées en matière de SSI, d’évacuation différée des personnes à mobilité réduite et de contrôle des accès, calibrées selon la catégorie de l’établissement. La conception des installations CVC est déterminante : maîtrise des températures en zones sensibles (blocs, imagerie, chambres de résidents âgés), débits d’air contrôlés dans les locaux à ambiance contrôlée, traitement acoustique des espaces de consultation. Point clé : la simulation thermique dynamique (STD), engagée dès la phase APS, permet de valider les hypothèses de dimensionnement des centrales de traitement d’air et d’anticiper les conflits entre réservations structure et phasage du chantier.
La continuité des soins en site occupé impose de décomposer le programme en phases coordonnées, chacune garantissant le maintien des flux patients, soignants et logistiques sans interruption des fonctions de soin. La base documentaire du projet doit intégrer dès la phase PRO un plan de phasage détaillé, un schéma des flux provisoires et une mise à jour du SSI à chaque étape d’avancement : une zone de désenfumage partiellement déconnectée ou une porte coupe-feu condamnée pendant le gros œuvre engage la conformité ERP de l’établissement. Pour l’Extension et surélévation de l’Hôpital Privé Francheville à Périgueux (8 100 m², livraison 2022), la totalité du programme — 90 lits, création d’un service de dialyse, d’un TEP-scan et d’une IRM — s’est déroulée en exploitation continue, ce qui a nécessité une coordination permanente des phases successives de gros œuvre, d’extension et de surélévation sans interruption d’aucune fonction de soin.
Dans un ERP de santé — qu’il s’agisse d’un établissement de soins (type U) ou d’une structure d’hébergement médicalisée (type J) — le SSI doit concilier sécurité incendie et continuité des soins pour des populations qui ne peuvent pas évacuer de façon autonome.
Trois caractéristiques propres au secteur compliquent la conception SSI :
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La non-évacuabilité des occupants. Patients alités, intubés ou en service critique imposent le principe du transfert horizontal vers une zone protégée plutôt que l’évacuation verticale, avec un compartimentage fin et des zones de mise en sécurité dimensionnées en conséquence.
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Les gaz médicaux comburants. L’oxygène et le protoxyde d’azote peuvent aggraver un incendie. La conception SSI s’articule étroitement avec celle des fluides médicaux : sectorisation, vannes de coupure par zone, et traitement spécifique des locaux de stockage.
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La continuité des soins critiques. Bloc opératoire, réanimation, urgences ne peuvent être mis à l’arrêt lors d’un sinistre. La mise en sécurité doit préserver ces zones via une alimentation électrique secourue, une continuité des fluides médicaux et un désenfumage qui n’isole pas les services qui doivent rester opérants.
À ces enjeux s’ajoutent les contraintes des unités de déambulation libre (psychogériatrie, unités protégées), où certaines portes coupe-feu doivent rester ouvertes hors déclenchement — une configuration encadrée par une matrice de mise en sécurité incendie précise.
La restructuration de l’unité psychogériatrique du Centre Hospitalier de Vauclaire à Montpon-Ménestérol (1 405 m², GHT Dordogne, 2026) illustre cette complexité : reconception intégrale du SSI — désenfumage, issues de secours adaptées aux PMR, diffuseurs sonores, matrice de mise en sécurité — pour préserver la liberté de déambulation thérapeutique sans compromettre la conformité incendie.
La conception SSI en ERP de santé constitue l’un des axes techniques déterminants de toute opération de restructuration hospitalière.
La règle générale : la réhabilitation lourde s’impose quand la structure est saine et que les non-conformités sont localisées ; la reconstruction partielle ou l’extension s’impose quand les déficits sont cumulatifs — surfaces inférieures aux normes, absence d’isolation des parois, installations SSI et CVC entièrement à reprendre — et que le programme ne peut pas être satisfait dans l’enveloppe bâtie existante.
Trois cas de figure orientent l’arbitrage. Un bâtiment structurellement sain mais techniquement obsolète privilégiera la réhabilitation avec remplacement ciblé des systèmes, en conduisant une STD dès l’APS pour hiérarchiser les interventions sur l’enveloppe. Un bâtiment dont les ratios de surface par résident ou par lit sont sous les standards réglementaires incitera à envisager une extension neuve adossée à la réhabilitation. Un bâtiment vétuste aux installations en non-conformité multiple, comme l’unité psychogériatrique du Centre Hospitalier de Vauclaire — chambres sous 10 m², ventilation défaillante, SSI hors normes, parois non isolées — orientera vers un programme combinant restructuration (830 m²) et extension neuve (575 m²), en appliquant la RT existant par éléments à la partie réhabilitée et la performance E2C1 à la partie neuve, sur un même réseau hydraulique cohérent alimenté par la sous-station gaz de l’établissement.
Pour un établissement de santé neuf, la RE2020 s’applique avec des niveaux d’exigence Bbio, Cep et Ic construction à respecter selon la catégorie et la surface ; les EHPAD existants sont par ailleurs concernés par les obligations du décret tertiaire, qui impose une réduction progressive des consommations d’énergie finale sur le parc tertiaire public et assimilé avec reporting OPERAT. Trois leviers structurent les projets ambitieux sur le plan environnemental : l’optimisation de l’enveloppe thermique (isolation, inertie, occultation solaire sur les chambres exposées, conformité plan bleu pour les résidents vulnérables), le choix du système CVC (pompe à chaleur, géothermie sur sondes verticales, biomasse selon la configuration), et la simulation thermique dynamique (STD) engagée dès l’APS pour arbitrer entre scénarios techniques avant le DCE. La démarche HQE Santé constitue le référentiel de certification le plus adapté à ce secteur lorsque la qualité d’usage et le confort intérieur sont des critères décisifs pour le maître d’ouvrage.