LOGEMENT COLLECTIF
Construction de l’ensemble résidentiel Petit Bruges
2025
MESOLIA
8 150 m²
BRUGES (33)
16 756 000 €
SCHURDI-LEVRAUD ARCHITECTURE
Voir le site145
Contexte et enjeux
L’opération « Petit Bruges », portée conjointement par les bailleurs sociaux MESOLIA et TOIT GIRONDIN, consiste en la construction de 145 logements collectifs neufs et d’un local d’activité sur la commune de Bruges, en première couronne de Bordeaux Métropole. Le programme combine logements locatifs sociaux et accession sociale (50 logements relèvent de ce second statut) et se déploie sur 8 150 m² de surface bâtie, répartis en 12 bâtiments du R+1 au R+7 implantés sur 4 îlots distincts et non contigus du quartier.
L’opération s’inscrit dans la recomposition urbaine de cette frange de Bruges, sur un foncier ayant fait l’objet d’études d’évaluation environnementale et de gestion de pollution préalables aux travaux. L’enjeu programmatique tient à la cohabitation des statuts locatif et accession sur des îlots traités avec une cohérence architecturale d’ensemble, tout en répondant à un haut niveau d’exigence environnementale : démarche NF Habitat HQE, label PROMOTELEC et performance énergétique RT 2012 −20 %. Pour un coût travaux de 16,76 M€ HT, la conception devait conjuguer compacité des bâtiments, sobriété des installations techniques et coordination de 12 chantiers de gros œuvre engagés en parallèle sur 4 emprises foncières indépendantes.
Notre mission
ODETEC est intervenu en co-traitance avec SCHURDI-LEVRAUD Architecture, mandataire de l’équipe de maîtrise d’œuvre, depuis la phase ESQ jusqu’à l’AOR. La mission, contractualisée en deux marchés distincts pour les deux maîtres d’ouvrage, couvre une base étendue au VISA et porte notamment sur les lots structure, CVC, plomberie sanitaire, électricité courants forts et courants faibles, ainsi que sur l’ingénierie thermique et environnementale du projet.
Le pilotage technique a été calé sur la logique multi-îlots du programme : standardisation des principes de dimensionnement structurel et fluidique d’un îlot à l’autre, traitement homogène des interfaces lots et des coordinations inter-bâtiments, et conduite des phases EXE et DET en parallèle sur quatre périmètres. Les études ont été menées dans un process collaboratif BIM sur REVIT, et le suivi de chantier s’est étendu sur près de trois ans, du démarrage des travaux jusqu’à la livraison en 2025.
Les défis techniques relevés
Concevoir 12 bâtiments de hauteurs très hétérogènes (R+1 à R+7) sur 4 îlots distincts a imposé un travail de dimensionnement structurel calé au plus près de chaque configuration de sol et de chaque programme. Les études géotechniques préalables ont conduit à des solutions de fondations différenciées selon les îlots, dans un contexte de réemploi de terrain ayant fait l’objet de campagnes d’évaluation environnementale et de plans de gestion de pollution. Les principes constructifs ont été standardisés là où c’était possible (maçonneries porteuses en brique isolante, trames de plancher, descentes de charges) pour mutualiser les efforts d’études et de visa entre les îlots, tout en intégrant les particularités d’un R+7 qui ne supporte pas les mêmes simplifications qu’un R+1.
L’atteinte de la RT 2012 −20 %, doublée d’une démarche NF Habitat HQE et d’un label PROMOTELEC, a structuré l’arbitrage entre travail sur l’enveloppe et travail sur les installations. Le parti technique retenu privilégie la compacité des volumes et une enveloppe performante (brique isolante doublée d’un isolant laine de verre) plutôt qu’un surdimensionnement des équipements. Les installations CVC, ventilation et plomberie sanitaire ont été calibrées au plus juste, dans une logique d’exploitation simple pour un parc destiné à un usage locatif social de longue durée. Cette cohérence entre conception thermique et choix d’équipements a permis de tenir le niveau réglementaire sans renchérir l’investissement ni alourdir les coûts de maintenance des bailleurs.