Concevoir des équipements sportifs performants, durables et adaptés aux usages
Du diagnostic à la conception, une ingénierie technique dédiée à la qualité des infrastructures sportives et au confort des usagers.
Architecte : Hessamfar & Verons
Architecte : Hessamfar & Verons
Notre expertise pluridisciplinaire
Les équipements sportifs servent des usages très différents, souvent sur un même site. Complexe aquatique, halle omnisports, stade, salle de boxe ou centre d’escalade n’ont pas les mêmes exigences structurelles, acoustiques, thermiques ou réglementaires, mais partagent une contrainte : être livrés dans les délais et le budget, conformes à des réglementations sans approximation.
Ce sont aussi des lieux de vie : un vestiaire mal ventilé, une piscine acoustiquement agressive, un gymnase inconfortable thermiquement finissent désertés. Les abords y participent (accès, stationnements, cheminements, espaces verts). Les enjeux environnementaux sont structurants : matériaux biosourcés pour les structures bois, faible empreinte carbone, performance énergétique réelle, car ces équipements sont portés par des collectivités qui en assument les charges.
La coordination entre toutes les disciplines (structure, génie climatique, électricité, acoustique, économie, VRD, paysage) traite ces enjeux dès la conception, y compris en site occupé : rénover des vestiaires en saison sans interrompre la pratique.
Architecte : Archistudio
Acteur engagé de l’ingénierie
Chaque projet façonne durablement son environnement.
En tant qu’ingénieurs, nous intégrons cette responsabilité dans nos choix techniques, en recherchant des solutions sobres, pertinentes et adaptées aux usages.
La décarbonation ne se décrète pas, elle est mise en oeuvre quotidiennement.
Vos questions
Retrouvez ici les réponses aux questions les plus fréquentes pour mieux comprendre nos expertises, notre accompagnement et la manière dont nous abordons chaque projet.
En maîtrise d’œuvre classique, le bureau d’études est mandaté directement par la maîtrise d’ouvrage pour conduire les études de l’APS à l’AOR ; conception et exécution restent deux marchés distincts, ce qui maintient l’indépendance technique du bureau d’études. En conception-réalisation, le bureau d’études intègre un groupement avec une entreprise mandataire dès la phase concours : cela permet de sécuriser l’enveloppe travaux tôt et de comprimer les délais globaux, mais les arbitrages techniques sont conduits en tenant compte des contraintes d’exécution de l’entreprise partenaire. La règle générale : la conception-réalisation est pertinente pour les programmes aux contraintes budgétaires fortes ou aux délais non négociables — à condition que le programme fonctionnel et technique soit précisément défini en amont du concours pour ne pas transférer les risques de définition sur le groupement. La Construction du complexe sportif Maurel Audry à Libourne (1 820 m², 2,5 M€ HT, 10 mois de chantier) a emprunté cette voie, avec une mission bureau d’études tous corps d’état couvrant la phase concours jusqu’aux études PRO.
Un gymnase est un volume de grande hauteur à occupation intermittente, ce qui génère des pics de demande thermique et d’éclairement élevés sur des plages d’utilisation courtes — une caractéristique qui rend les solutions standard peu performantes. Trois enjeux structurent les choix à instruire en phase APS : le choix du système de production de chaleur, la gestion de l’éclairage par scénarios statiques calibrés par usage (entraînement, compétition, entretien), et l’intégration du photovoltaïque en couverture en autoconsommation. Sur le programme Construction de 4 gymnases pour le Grand Périgueux (Mensignac, Saint-Pierre-de-Chignac, Agonac, Sarliac-sur-l’Isle — 6 000 m², 11,2 M€ HT, livrés de 2017 à 2024), l’étude de faisabilité d’approvisionnement en énergie a conduit au choix d’une PAC eau/eau sur sondes géothermiques verticales, complétée par une centrale photovoltaïque en autoconsommation avec revente, dans une démarche HQE avec calage E+C-.
Un équipement polyvalent doit permettre le basculement d’un usage à l’autre sans reconfiguration lourde, ce qui conditionne dès la phase APS les choix d’éclairage, d’acoustique et de modularité des espaces. En pratique : l’éclairage est conçu par scénarios statiques — chaque discipline ou contexte d’usage impose ses propres niveaux d’éclairement et d’uniformité — avec un pilotage laissé à la main de l’exploitant pour que la sobriété énergétique se traduise réellement en exploitation. La Rénovation du Centre Omnisport La Base, à Le Temple-sur-Lot (4 800 m², 9,8 M€ HT, livré en 2023) illustre cette exigence dans sa version la plus contrainte : un gymnase unique devait accueillir à haut niveau de performance le basketball, la boxe, le handball et le tennis de table en valide comme en handisport, pour répondre aux critères d’homologation des Jeux Olympiques de Paris 2024. L’installation d’éclairage a été conçue avec sept scénarios statiques dédiés et un scénario dynamique réglable, structurant l’ensemble du lot électrique de l’opération.
Les études acoustiques doivent être engagées dès la phase esquisse, pas en phase PRO. La norme NF P 90-207 fixe des objectifs de durée de réverbération par type de salle ; les atteindre suppose de sélectionner dès l’APS les matériaux de parois, de plafond et de sol en cohérence avec la géométrie du volume, sous peine de devoir reprendre le second œuvre en phase chantier à des surcoûts significatifs. L‘acoustique des salles sportives mobilise un modèle numérique 3D permettant de dimensionner précisément la répartition des absorbants — plafond en bac acier perforé, panneaux OSB perforés en partie haute des murs longitudinaux, sol sportif souple limitant les bruits de choc vers les locaux adjacents — et de vérifier que les interfaces avec les lots CVC et génie électrique ne créent pas de ponts acoustiques non traités. Une intégration tardive de ces études se traduit systématiquement par des arbitrages dégradés sur la qualité d’usage.
La démarche HQE (Haute Qualité Environnementale) est un référentiel de management de projet qui structure les arbitrages techniques autour d’objectifs de performance énergétique, de confort thermique et acoustique, et de bilan carbone sur le cycle de vie du bâtiment. À la différence d’un simple calage RE2020, elle impose une analyse du cycle de vie (ACV) avec décomposition du potentiel de réchauffement climatique par contributeur et une étude de faisabilité d’approvisionnement en énergie conduite dès la phase APS. En pratique, cela conditionne les choix de matériaux — ossature bois, isolants biosourcés —, le dimensionnement des systèmes de production d’énergie renouvelable en équipements sportifs (géothermie, photovoltaïque), et la vérification de la cohérence entre performance énergétique et bilan carbone. La Construction du gymnase Carès Cantinolle à Eysines (2 406 m², 5 M€ HT) est instruite dans ce cadre : structure mixte bois-béton, géothermie sur champ de sondes verticales intégré sous le parking, panneaux photovoltaïques en toiture — ensemble cohérent avec la RE2020 en performance énergétique et carbone.