L’acoustique au service du confort et des usages
Isolation entre logements, acoustique de salles de spectacle et d’équipements sportifs, traitement de la réverbération en milieu scolaire, bruit d’équipements techniques : nous concevons les solutions acoustiques adaptées à chaque programme, en construction neuve comme en rénovation.
Architecte : Febrer Rousseau
Architectes : Dangas & Laurence et Dolmen Architectes
Notre expertise pluridisciplinaire
L’acoustique se joue aux interfaces. L’isolation entre deux logements dépend autant de la structure porteuse que du traitement des jonctions, le confort d’une salle de classe se décide entre ventilation, parois et revêtements de sol, et le bruit d’un groupe froid en toiture-terrasse mobilise génie climatique, structure et enveloppe.
Elle ne peut donc pas se traiter en silo. Intégrée dès l’esquisse à la coordination entre disciplines (structure, génie climatique, électricité, économie de la construction, VRD, paysage), elle anticipe les problèmes au lieu de les corriger : un traitement ajouté en phase chantier coûte toujours plus cher et fonctionne moins bien qu’un traitement pensé dès la conception.
Les enjeux environnementaux la croisent aussi. Structures bois et matériaux biosourcés modifient le comportement acoustique des parois et des planchers : un bâtiment bas carbone performant en acoustique suppose de maîtriser ces interactions dès les premières études.
Architecte : Crea’ture architectes
Acteur engagé de l’ingénierie
Chaque projet façonne durablement son environnement.
Nous portons cette responsabilité au cœur de nos choix techniques : chercher la solution la plus sobre, refuser la facilité, interroger chaque hypothèse de conception.
La décarbonation ne se décrète pas : elle se construit, chaque jour, sur chaque projet.
À la pointe de la technologie
Les missions acoustiques reposent sur une double compétence : simulation en conception et mesure in situ. CATT-Acoustic modélise le comportement des locaux (temps de réverbération, intelligibilité, niveaux sonores) avant réalisation, iNoise traite le bruit dans l’environnement pour les études d’impact et la propagation en milieu ouvert.
Sur le terrain, le sonomètre Norsonic et sa suite logicielle (NorConnect, Nor850, NorReview) permettent des campagnes de mesure conformes aux normes : isolement entre locaux, bruit de fond, bruit d’équipements techniques, temps de réverbération, pour le diagnostic de l’existant comme pour la vérification de conformité après travaux.
Ces données alimentent directement les CCTP acoustiques, lot par lot, pour des exigences chiffrées, vérifiables et opposables. Simuler plutôt que supposer, mesurer plutôt qu’estimer : c’est ce qui garantit la conformité acoustique et le confort des usagers, du diagnostic à la réception.
Une ingénierie concrète et utile au service de l’éducation la santé l’immobilier tertiaire l’industrie l’agroalimentaire la pratique sportive l’habitat la culture et du patrimoine projets publics la restauration collective
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Vos questions
Retrouvez ici les réponses aux questions les plus fréquentes pour mieux comprendre nos expertises, notre accompagnement et la manière dont nous abordons chaque projet.
L’acousticien doit être intégré dès la phase APS — avant que les partis architecturaux ne figent les volumes, les compositions de parois et la position des équipements techniques. En phases ESQ et APS, les décisions qui structurent les performances acoustiques atteignables sont prises : volumétrie des salles, orientation relative des locaux sensibles, nature des planchers, positionnement des gaines CVC. Une cloison non parallèle entre deux salles de pratique, un plafond absorbant, un cheminage de réseau éloigné des zones de repos — ces choix ne se corrigent qu’à coût élevé en phase PRO ou chantier. Le règlement de sécurité incendie ERP conditionne par ailleurs les compositions de parois acoustiques admissibles, notamment pour les ERP de type R (enseignement), type X (sports) et type U (santé), où les exigences de résistance au feu limitent les solutions d’isolation disponibles. Les livrables attendus de l’acousticien couvrent les phases APS (note acoustique, objectifs d’isolement par local), APD (fiches de performance des parois), PRO (CCTP des lots second œuvre intégrant les exigences acoustiques) et DET (assistance au suivi des relevés de réception acoustique).
Dans un gymnase à toile tendue, le traitement de la réverbération passe par l’intégration des absorbants directement dans la composition de la toile plutôt que par des éléments décoratifs rapportés en sous-face. La toile seule ne permet pas d’atteindre un coefficient d’absorption αw suffisant pour satisfaire le seuil Tr ≤ 0,1 V^(1/3) de la norme NF P 90-207. Dans le cadre de la Construction du complexe sportif Maurel Audry à Libourne (Libourne, 2027, gymnase 44 × 26 m, exposé aux bruits d’une voie ferrée de catégorie 2), la solution retenue associe une toile micro-perforée à un matelas de laine de roche en périphérie haute sur une hauteur minimale de 2,50 m, permettant d’atteindre αw ≥ 0,60 tout en préservant l’expression architecturale de la toile visible. Cette réponse technique a été coordonnée entre les lots charpente, toile tendue et plafond, avec des interfaces formalisées en phase PRO pour éviter toute incompatibilité entre les fixations de toile et les espaces d’absorption nécessaires.
L’isolation acoustique réduit la transmission du bruit entre deux espaces distincts ; la correction acoustique améliore la qualité sonore à l’intérieur d’un même espace en maîtrisant le temps de réverbération et l’intelligibilité. Ces deux leviers mobilisent des solutions techniques sans recouvrement. L’isolation s’appuie sur la performance des parois — indice d’affaiblissement Rw, masse surfacique, désolidarisation, traitement des bruits d’impact par sol flottant — et conditionne les interfaces entre locaux ou entre le bâtiment et son environnement sonore extérieur. La correction fait appel aux matériaux absorbants — panneaux en laine de bois, plafonds perforés, dalles micro-perforées, enduits acoustiques — et vise à ramener le temps de réverbération à un niveau adapté à l’usage (intelligibilité de la parole, concentration, repos). Trois cas de figure : sur un projet neuf, les deux approches sont menées simultanément dès l’APS. En réhabilitation avec parois en place, la correction acoustique est souvent plus accessible techniquement et économiquement — elle peut significativement améliorer le confort acoustique dans les espaces collectifs existants sans reprendre la structure des cloisons. En réhabilitation lourde avec modification de cloisonnement, la performance des parois doit être requalifiée.
Les études acoustiques produisent des contraintes directement opposables aux autres lots techniques : compositions de parois, positionnement des masses absorbantes, règles d’isolement des réseaux CVC, traitement des points singuliers (trappes, fourreaux, coffres de volets roulants) qui constituent autant de ponts acoustiques potentiels.
Sur le projet THÉAS à Montauban (collège et école primaire/maternelle, site en bord de rocade et à proximité d’une usine générant un bruit continu), cette coordination a structuré le projet dès l’esquisse. L’implantation du bâtiment a été orientée pour placer les locaux les moins sensibles (sanitaires, circulations, locaux techniques) en façade des sources bruyantes, et les salles de classe sur les façades protégées. Les locaux techniques (CTA en toiture, pompe à chaleur géothermique) ont été positionnés en retrait des espaces d’enseignement et des dortoirs, avec un traitement acoustique spécifique de l’enveloppe. Les compositions de façade ont été renforcées avec des menuiseries acoustiques performantes pour atteindre les niveaux d’isolement requis par le contexte sonore, bien au-delà du minimum réglementaire de 30 dB imposé par l’arrêté du 25 avril 2003.
Cette coordination est portée par le bureau d’études tous corps d’état, qui produit les notes d’interface acoustique, CVC et structure avant verrouillage de l’APD. L’arbitrage entre implantation, composition de façade et traitement des équipements techniques se joue dans les premières phases d’études. En phase chantier, les chapes flottantes sur résilient entre étages et le traitement absorbant renforcé dans les espaces de restauration complètent le dispositif.
Une étude acoustique peut être reprise ou complétée à n’importe quelle phase, mais les marges d’action se réduisent à mesure que les choix constructifs se figent. En phase PRO ou DCE, une analyse des compositions de parois retenues — indice Rw, masse surfacique, traitement des jonctions et des points de faiblesse — permet d’identifier les non-conformités aux objectifs d’isolement et de proposer des corrections avant la mise en consultation. En phase chantier, les leviers se limitent aux finitions absorbantes, aux joints acoustiques de chant de paroi et aux positionnements de gaines ; la performance des parois elles-mêmes n’est plus modifiable sans reprise de travaux. À retenir : un diagnostic acoustique d’existant doit systématiquement répertorier les sources de bruit (bruits aériens, bruits d’impact, bruits d’équipements techniques), quantifier les performances réelles des parois par mesure in situ, et établir les objectifs d’isolement réglementaires et fonctionnels par local avant toute préconisation. La coordination des équipements techniques en phase réhabilitation — notamment le remplacement de CTA ou de groupes de production — constitue souvent l’occasion de reprendre le traitement acoustique des locaux techniques adjacents.