Concevoir des cuisines qui fonctionnent vraiment
Cuisine centrale, restaurant scolaire, self de production, office de remise en température : nous concevons des installations adaptées aux flux, aux contraintes sanitaires et aux exigences d’exploitation de chaque programme, de la faisabilité au suivi de chantier.
Architecte : Febrer Rousseau
Architecte : Atelier Delphine Carrère
Notre expertise pluridisciplinaire
Une cuisine professionnelle n’est pas un local technique comme les autres : c’est un outil de production alimentaire soumis à des exigences sanitaires strictes, à des contraintes de flux et à des réglementations spécifiques, où les équipes travaillent souvent debout, dans des environnements chauds et bruyants, sous contrainte de temps et de volume.
La concevoir, c’est d’abord concevoir un outil de travail : ergonomie des postes, hauteurs de plan de travail, circulations entre zones, qualité de l’air, acoustique et éclairage adapté aux tâches conditionnent la qualité de production. Dimensionnement par nombre de rationnaires, liaison chaude ou froide, marche en avant, séparation propre/sale et chaîne du froid s’articulent avec le bâtiment dès la conception.
La coordination entre toutes les disciplines (génie climatique, électricité, plomberie, structure, acoustique, économie de la construction) intègre la cuisine dans le projet d’ensemble sans rupture d’interface entre les lots.
Architecte : Dauphins Architecture
Acteur engagé de l’ingénierie
Chaque projet façonne durablement son environnement.
Nous portons cette responsabilité au cœur de nos choix techniques : chercher la solution la plus sobre, refuser la facilité, interroger chaque hypothèse de conception.
La décarbonation ne se décrète pas : elle se construit, chaque jour, sur chaque projet.
À la pointe de la technologie
Les plans d’implantation sont produits sous Revit en coordination BIM avec les autres lots, ce qui détecte les conflits entre équipements de cuisine, réseaux CVC, plomberie et électricité avant le chantier. Le dimensionnement des hottes et des débits de compensation d’air est calé avec le pôle génie climatique, pour la cohérence entre extraction cuisine et ventilation générale.
Les catalogues des équipementiers servent à dimensionner les équipements de cuisson, froid, lavage et stockage selon le programme fonctionnel. Les CCTP cuisine couvrent en détail les raccordements fluides, les puissances électriques appelées par poste et les contraintes de sol (charges, pentes, siphons). Coordonner plutôt que juxtaposer : c’est ce qui livre des cuisines où équipements, réseaux et espaces fonctionnent ensemble dès le premier jour d’exploitation.
Une ingénierie concrète et utile au service de l’éducation la santé l’immobilier tertiaire l’industrie l’agroalimentaire la pratique sportive l’habitat la culture et du patrimoine projets publics la restauration collective
Restructuration du collège Toulouse Lautrec à Langon
Chaque midi, le nouveau cœur gourmand du collège accueille 950 convives, transformant la pause repas en une scène dynamique où élèves et personnel partagent le même rythme. Découvrez comment l’ingénierie a rendu ce flux fluide et vivant.
Construction d’un EHPAD à Lèves
Chauffer et rafraîchir un lieu de vie pour personnes fragiles en puisant l’énergie directement dans la nappe phréatique : voilà le pari. Découvrez comment la géothermie redessine le confort des résidents au quotidien.
Construction du quartier mixte Canopia
Un axe piéton relie la gare à la Garonne, insufflant un nouveau souffle au cœur historique. Logements, bureaux et commerces s’harmonisent autour de la pierre du patrimoine, offrant un quotidien où mobilité et vie urbaine se conjuguent.
Extension de l’usine FEDD à Saint-Alvère
Fabriquer des cartes électroniques exige un air d’une pureté constante. Découvrez comment traitement d’air, pressions différentielles et régulation hygrothermique serrée créent l’environnement stable que la production réclame.
Création d’une légumerie-poissonnerie à Bergerac
Réunir une légumerie et une poissonnerie sous un même toit, là où tout les oppose : odeurs, humidité, hygiène. Découvrez comment deux marches en avant parfaitement séparées préservent chaque filière de l’autre.
Construction du gymnase Carès Cantinolle à Eysines
Le futur du sport s’ancre dans un bâtiment où le bois léger dialogue avec le soleil, créant un espace qui respire. Chaque entraînement devient une expérience où performance et bien‑être se rencontrent, révélant comment ce lieu change le quotidien des athlètes.
Construction de l’ensemble résidentiel Petit Bruges
145 logements répartis dans 12 bâtiments du R+1 au R+7, sur un ancien terrain réévalué. Découvrez comment chaque immeuble reçoit des fondations calées au plus près de son sol, pour ancrer un nouveau quartier près de Bordeaux.
Création du Centre d’interprétation Michel de Montaigne
Au cœur du Périgord, un nouveau lieu invite à explorer la pensée de Montaigne à travers une architecture qui respire le climat local. Les matériaux du site et la ventilation naturelle tissent une atmosphère où l’histoire se vit aujourd’hui.
Construction du centre événementiel de Bergerac (MGP)
Un soir un concert de tournée, le lendemain un match ou une foire : une même salle pour mille usages. Découvrez comment tribunes télescopiques et réserve électrique surdimensionnée font vivre tous ces visages d’un même lieu.
Aménagement de la cuisine centrale “Atelier du Goût”
Un cœur culinaire invisible façonne chaque assiette des sept restaurants du groupe, alliant discrétion architecturale et performance énergétique. La récupération de chaleur et l’intégration 3D transforment contraintes en opportunité. Découvrez comment la cuisine centrale réinvente le goût du territoire.
Vos questions
Retrouvez ici les réponses aux questions les plus fréquentes pour mieux comprendre nos expertises, notre accompagnement et la manière dont nous abordons chaque projet.
La marche en avant est un principe d’organisation fonctionnelle qui impose une progression unidirectionnelle des denrées — du stockage brut jusqu’à la distribution — sans croisement avec les circuits souillés. En phase APS, le schéma de flux est formalisé zone par zone : réception, légumerie, préparations froide et chaude, cuisson, plonge batterie, plonge vaisselle, laverie, déchets — avec identification des points de contrôle et des séparations physiques entre circuits propres et sales. Ce travail conditionne directement l’implantation des réseaux plomberie et CVC, les surfaces utiles par poste et la position des accès de maintenance. Pour la Construction de la cuisine centrale de Fumel (GIP UCPA Vallée du Lot, 1 000 m², 2 300 repas/jour), la légumerie a été positionnée en entrée de circuit et la cellule de refroidissement rapide mutualisée en double accès entre zone froide et zone de production chaude pour maintenir la séparation des circuits propres et souillés tout en limitant le nombre d’équipements.
Les livrables couvrent un ensemble de documents opposables aux entreprises et directement exploitables par l’architecte mandataire, phase par phase. En APS : schéma fonctionnel de flux, plan de zoning avec surfaces, note de dimensionnement (capacité journalière, scénarios d’organisation, mode de production). En APD : plans d’implantation des équipements à l’échelle 1/50e, schémas de principes fluides (alimentation gaz, ECS, eau froide, évacuations graisseuses), dimensionnement des installations de froid positif et négatif, définition des hottes et centrales de traitement d’air. En PRO/DCE : CCTP lot cuisine, plans de synthèse avec coordination des réseaux fluides et électricité, bordereau quantitatif estimatif. Pour la Réhabilitation de la cafétéria La Péniche à Agen (CROUS de Bordeaux Aquitaine, 700 m², 1 408 730 € HT), l’intégralité de cette chaîne de livrables a été produite sur un programme combinant réhabilitation de 465 m² existants et extension de 224 m², avec maintien de la liaison chaude tout au long du chantier.
Trois cas de figure structurent les projets de restauration collective. Une cuisine centrale produit en liaison froide ou chaude pour plusieurs sites satellites : elle impose un dimensionnement industriel (chambres froides positif et négatif, cellule de refroidissement rapide, expédition), une ventilation de cuisine à fort débit et une logique de flux sur une surface souvent supérieure à 800 m². Un self de production cuisine et distribue sur place : les contraintes restent importantes (marche en avant, CVC, plomberie), mais les surfaces et capacités de stockage sont moindres. Un office de remise en température ne produit pas — il reçoit des plats conditionnés et les remet à température pour service : il requiert essentiellement des équipements de remise en chauffe, une alimentation électrique dimensionnée pour la restauration collective et un circuit de distribution simple. Point clé : les interfaces avec les lots techniques (CVC, plomberie, électricité) sont radicalement différentes selon le mode de production, et cette distinction doit être actée dès la phase ESQ pour éviter des redimensionnements coûteux en APD.
Le dimensionnement du froid professionnel s’appuie sur les scénarios d’exploitation formalisés en phase programme : capacité journalière (nombre de repas, pics de production), températures de conservation requises par nature de produit (+4°C pour les produits frais, -18°C pour les surgelés, +10/+12°C pour les préparations froides), durées de stockage et rythmes de livraison. En pratique, une surface de chambre froide sous-estimée ou une puissance frigorifique calculée hors apports internes des équipements de cuisson voisins se traduit systématiquement par des surcoûts en phase EXE ou des difficultés d’exploitation. Pour l’Aménagement de la cuisine centrale « Atelier du Goût » à Floirac (2 000 repas/jour, 1 500 m²,), une centrale de froid positive, une centrale négative et un groupe pour cellule de refroidissement rapide ont été dimensionnés avec fluides frigorigènes à faible GWP et capotages acoustiques — des arbitrages issus d’une coordination technique précise entre lots froid, cuisine et CVC dès la phase APD.
Une réhabilitation en site occupé est techniquement réalisable à condition d’intégrer le phasage de travaux et les jalons de continuité de service dans le CCTP, comme exigences contractuelles opposables aux entreprises avant consultation. La Réhabilitation de la cafétéria La Péniche à Agen (CROUS de Bordeaux Aquitaine, Agen, 2026) illustre cette contrainte : l’opération a été conduite en deux phases successives avec maintien de la liaison chaude tout au long du chantier sur un campus étudiant en activité, chaque jalon de mise en service partiel faisant l’objet d’une validation par l’exploitant avant ouverture de chaque zone. En rénovation, le phasage doit aussi anticiper les scénarios de continuité alimentaire : cuisine provisoire, recours à la liaison froide externalisée, bascule partielle sur un site satellite — autant de dispositions à formaliser en phase APD, avant que le chantier n’impose ses propres contraintes.
Les principaux postes de consommation d’une cuisine collective sont la production de froid positif et négatif, la ventilation de cuisine et la production d’eau chaude sanitaire. Des solutions de récupération d’énergie permettent de réduire significativement ces consommations sans modifier les process de production : récupération de chaleur sur les condenseurs des groupes froids pour la production d’ECS, gestion à débit variable de l’extraction sur les hottes de cuisson, modulation des puissances frigorifiques selon les charges réelles. Une GTB assortie de sous-comptages énergétiques par poste consommateur permet ensuite à l’exploitant d’identifier toute dérive en fonctionnement sans recourir à un audit externe. Ces dispositifs ont été mis en œuvre sur l’Aménagement de la cuisine centrale « Atelier du Goût » à Floirac, où 80 % de la production d’ECS est assurée par récupération sur les condenseurs des groupes froids.