EHPAD
Restructuration et extension de l’EHPAD Virondeau
2022
EHPAD VIRONDEAU
4 050 m²
NANTIAT (87)
4 650 000 €
DPA - DHALLUIN-PENY ARCHITECTES
Voir le siteContexte et enjeux
L’EHPAD André Virondeau, établissement de 82 lits situé à Nantiat en Haute-Vienne, exploitait un bâtiment dont l’organisation fonctionnelle et les performances techniques ne répondaient plus aux standards actuels de prise en charge des personnes âgées. Le projet associe la restructuration globale de l’existant sur 3 330 m² à la construction d’une extension de 720 m², pour un montant prévisionnel de 4 650 000 € HT. L’opération a été conduite par concours restreint de maîtrise d’oeuvre, avec l’assistance à maîtrise d’ouvrage d’ACOBA, et mêlait des travaux d’humanisation de grande ampleur à la création de nouvelles capacités fonctionnelles.
L’enjeu central était la transformation complète d’un établissement en pleine activité. La restructuration visait la suppression des chambres doubles au profit de chambres individuelles équipées d’une douche et de WC privés, l’isolation thermique par l’extérieur, la mise en place d’une GTB et le renouvellement global des équipements techniques. L’extension accueille une cuisine neuve, une salle à manger du personnel, et sept chambres destinées à constituer, avec six chambres existantes, une Unité Adaptée de 13 lits pour la prise en charge des résidents atteints de troubles cognitifs. Le sous-sol a été restructuré pour y accueillir un accueil de jour, et la blanchisserie a été reconfigurée pour fonctionner en mutualisation avec l’EHPAD de Bessines-sur-Gartempe.
Notre mission
Aux côtés de DPA – Dhalluin-Peny Architectes (architecte mandataire) et d’Anne-Marie Latour (architecte co-traitant), Odetec est intervenu en bureau d’études structure sur une mission de base étendue à l’EXE. La mission couvrait l’ensemble des phases de conception, de consultation des entreprises et de suivi du chantier pour le lot structure : diagnostic de l’existant, études ESQ à DCE, VISA, DET et AOR, avec production complète des plans et notes de calcul d’exécution.
Sur une opération mêlant restructuration lourde d’un bâtiment des années 1970 et extension neuve, l’enjeu structurel a conditionné plusieurs arbitrages de phasage. Le diagnostic préalable a permis d’établir les capacités portantes réelles du bâtiment existant et d’identifier les reprises nécessaires avant toute modification du plan. La conception de l’extension a exigé de définir un système constructif compatible avec les fondations et descentes de charges de la partie restructurée, en intégrant dès la phase ESQ les contraintes propres au site occupé.
Les défis techniques relevés
Restructurer un EHPAD occupé impose de traiter l’existant comme un inconnu : les plans d’origine sont souvent incomplets ou non conformes à l’état réel des ouvrages. Odetec a réalisé le diagnostic structure du bâtiment pour qualifier les capacités portantes des planchers, des murs et des fondations, et pour déterminer les reprises nécessaires avant toute modification du plan courant. Ce travail a conditionné directement les choix programmatiques : la suppression des chambres doubles, la création de salons dans des chambres existantes aux niveaux R+1 et R+2, et la connexion de l’extension à l’existant ont chacun nécessité de vérifier la compatibilité des nouvelles charges avec les porteurs en place, et de concevoir une interface structurelle précise pour éviter tout désordre différentiel entre les deux parties de l’ouvrage.
L’extension de 720 m² réunit deux programmes aux exigences structurelles distinctes. La cuisine collective impose des surcharges liées aux équipements lourds, des planchers à revêtement étanche et des réservations pour évacuations encastrées. L’Unité Adaptée, organisée en circuit fermé pour la prise en charge des troubles cognitifs, impose une trame structurelle adaptée à la logique de déambulation sécurisée. Odetec a dimensionné les structures de chaque zone en tenant compte de ces contraintes croisées, tout en assurant la continuité des charges verticales vers les fondations, sur un chantier échelonné sur 42 mois pour permettre le maintien en activité continue de l’établissement.