HÔPITAL / CENTRE HOSPITALIER / CHU
Restructuration d’un pôle psychiatrique adulte à Périgueux
2019
CENTRE HOSPITALIER PERIGUEUX
2 500 m²
PERIGUEUX (24)
1 500 000 €
COQ ET LEFRANCQ
Voir le siteContexte et enjeux
Le Centre Hospitalier de Périgueux engage en 2017 la reconversion du bâtiment 50, ancienne unité de pédiatrie, pour y installer deux nouvelles entités de psychiatrie adulte : un service de Consultations Médico-Psychologiques (CMP) au rez-de-chaussée et un Hôpital de Jour (HJ) au premier niveau, avec des salles d’activités. Le bâtiment, d’environ 2 500 m² répartis sur quatre niveaux (sous-sol technique, RdC, R+1, R+2 technique), fait l’objet d’une restructuration complète de l’ensemble de ses installations techniques, intégralement déposées et remplacées dans le cadre de l’opération.
L’opération portait un double enjeu. Sur le plan programmatique, la reconversion vers la psychiatrie ambulatoire imposait de concevoir des espaces et des installations adaptés aux besoins de confidentialité, de maîtrise acoustique et de fonctionnement par entités distinctes propres aux consultations et à l’hospitalisation à la journée. Sur le plan réglementaire, le classement ERP du bâtiment évoluait d’un établissement de type U en 5ème catégorie vers un établissement de type U intégrant une activité de type L en 4ème catégorie. Cette montée en catégorie augmentait les exigences sur l’ensemble des installations de sécurité. La contrainte la plus immédiate demeurait toutefois opérationnelle : la médecine du travail, le service EMLUP et la salle de réunion IFSI continuaient à fonctionner dans le bâtiment pendant toute la durée du chantier.
Notre mission
Odetec est intervenu en cotraitance avec COQ & LEFRANCQ, architecte mandataire, pour assurer la maîtrise d’œuvre des lots techniques du bâtiment 50. La mission, de type base VISA, couvrait la conception des installations, la production du dossier de consultation des entreprises et le contrôle des études d’exécution remises par les titulaires de lots. Le périmètre inclut notamment le chauffage, la ventilation, la plomberie sanitaire, les fluides médicaux, l’électricité courants forts et courants faibles, la sécurité incendie, ainsi que la thermique du bâtiment.
Le parti structurant de la mission a été de concevoir un système technique entièrement renouvelé, raccordé à la sous-station du réseau de chaleur existant du Centre Hospitalier, tout en intégrant dès la phase de conception les contraintes liées au site occupé : maintien en chauffe des zones hors travaux, alimentation électrique provisoire des services actifs, séquençage de la dépose des réseaux existants par tranche et par zone de chantier.
Les défis techniques relevés
La coexistence du chantier avec les services médicaux maintenus en activité imposait une gestion contractualisée des alimentations provisoires en fluides et en électricité. Pour le chauffage, le CCTP prévoyait l’isolation par congélation de canalisation (geleuse) sur le départ alimentant la médecine du travail, opération réalisée en horaires décalés pour ne pas créer de coupure pendant l’occupation des locaux ; le service EMLUP, partiellement inclus dans le périmètre des travaux, bénéficiait de convecteurs électriques provisoires jusqu’au raccordement sur l’installation définitive. Pour l’électricité, les armoires alimentant les zones actives étaient identifiées, repérées et préservées avant toute opération de dépose, leurs protections faisant l’objet d’un plan de balisage rigoureux en coordination avec les services techniques de l’établissement. Ces dispositions étaient transcrites dans les CCTP comme exigences contractuelles opposables aux entreprises, avec des plages horaires d’intervention adaptées à l’occupation des locaux.
Le second défi tenait à la montée en catégorie ERP et à la refonte complète des installations de sécurité. L’évolution du classement vers un établissement de type U avec activité L en 4ème catégorie a conditionné la conception de l’intégralité des installations réglementaires. L’équipement d’alarme incendie a été dimensionné en type 3 pour la configuration finale du bâtiment, avec déclencheurs manuels, blocs autonomes d’alarme sonore et boîtiers de commande locaux. Le réseau de ventilation simple flux a intégré des clapets coupe-feu autocommandés à toutes les traversées de parois, et les circuits d’éclairage normal des locaux recevant plus de cinquante personnes ont été conçus avec une double protection différentielle conforme à l’article EC6 du règlement de sécurité contre l’incendie. L’éclairage de l’ensemble des locaux a été traité en LED, avec détection de présence sur les circulations et locaux à occupation passagère, et les connexions aux systèmes GTC et téléphonie existants du site ont été reprises depuis les boucles du bâtiment 75.