BUREAUX
Rénovation et extension du bâtiment CSE de Lectra
2026
LECTRA
300 m²
CESTAS (33)
700 000 €
ACTA ARCHITECTURE
Voir le siteContexte et enjeux
LECTRA, groupe technologique implanté à Cestas (Gironde), porte un projet de rénovation et d’extension du bâtiment occupé par son Comité Social et Économique (CSE), au 23 chemin de Marticot sur son site principal. Le bâtiment de plain-pied, d’une surface réhabilitée de 311 m², fait l’objet d’une remise à niveau complète et d’une extension de 122 m², portant la surface de plancher totale à 433 m² pour un budget travaux estimé à 700 000 € HT.
Le CSE exploite des espaces très divers à destination des salariés du site : salles de réunion, médiathèque, espace mer/montagne, salle de musique, salle de couture, plateau technique de kinésithérapie, atelier bricolage, espaces de réception et bureaux administratifs. Réunir ces programmes hétérogènes sous une même enveloppe rénovée impose de répondre à des contraintes d’usage et de confort radicalement différentes — tout en intervenant sur un campus industriel en activité, sur lequel LECTRA assure directement les alimentations en fluides et les installations de chantier. Le bâtiment étant soumis au code du travail (ERT catégorie 2), l’ensemble des prescriptions techniques est calibré en conséquence.
Notre mission
ODETEC intervient en maîtrise d’œuvre TCE en co-traitance avec ACTA ARCHITECTURE (mandataire), depuis la phase de diagnostic jusqu’à l’APS actuellement finalisée. La mission couvre l’ensemble des lots techniques, notamment : structure, CVC et plomberie sanitaire, électricité courants forts et faibles, VRD, thermique, ainsi que l’ingénierie environnementale et le pilotage technique des prestations de désamiantage.
L’enjeu structurant de la mission ODETEC est de conduire en parallèle deux logiques de conception — la réhabilitation des 311 m² existants et la construction d’une extension en charpente bois de 122 m² — en assurant leur cohérence technique à chaque interface : jonction d’étanchéité au droit du joint de dilatation, mise en continuité des réseaux EU/EP et des installations CVC, traitement de l’enveloppe thermique selon des niveaux de performance différenciés entre neuf et existant. Les arbitrages sur les performances de l’enveloppe (isolation intérieure R ≥ 3,75 m².K/W, menuiseries Uw ≤ 1,5 W/(m².K), isolation toiture ≥ R 4,5 m².K/W) sont intégrés dès la phase APS dans la démarche d’ingénierie environnementale.
Les défis techniques relevés
Le diagnostic préalable a mis en évidence la présence d’amiante dans plusieurs composants du bâtiment existant — dalles de sol, colles bitumineuses et ragréage, plaques d’habillage de la sous-face de toiture — imposant un phasage rigoureux du désamiantage avant toute intervention sur les réseaux ou l’enveloppe. ODETEC a structuré la séquence travaux dès la phase DIAG/EFA : les prescriptions du lot 01 traduisent ces contraintes en obligations contractuelles opposables aux entreprises, avec consignation et dépose des installations CFO/CFA, plomberie et CVC préalablement à tout curage, et évacuation des matériaux amiantés selon le protocole SS4. Sur un site en exploitation où LECTRA maintient les alimentations chantier, la coordination entre le retrait des matériaux amiantés et la continuité d’activité du campus exige une gestion fine des emprises et des délais de chantier.
La seconde contrainte est la diversité des profils d’occupation à couvrir dans un seul bâtiment de 433 m². Les 311 m² réhabilités abritent des fonctions aux exigences thermiques radicalement différentes : salles de réunion à forts pics d’occupation ponctuels, plateau de kinésithérapie avec activité physique continue, médiathèque et espaces de loisirs à occupation modérée, atelier bricolage imposant une ventilation spécifique des locaux de stockage. La solution retenue associe un système DRV à détente directe (fluide R32, unités Inverter à puissance variable) pour le traitement thermique, une ventilation double flux avec récupération d’énergie à haut rendement pour les locaux tertiaires, et une régulation par sondes CO₂ avec programmation horaire par zone. Une supervision centralisée de type Webserver assure la gestion des consignes, le suivi des alarmes et l’accès distant, pour une exploitation adaptée aux équipes du CSE sans compétences techniques spécifiques.