HÔTEL
Réhabilitation de l’hôtel Saint-Marc en espace événementiel
2027
Groupe NESSENCE
BORDEAUX (33)
4 500 000 €
BPM ARCHITECTES
Voir le siteContexte et enjeux
Le groupe NESSENCE a obtenu une autorisation d’occupation temporaire (AOT) accordée par le CHU de Bordeaux, propriétaire du bâtiment, pour transformer l’ancien siège social du Centre Hospitalier Universitaire en un espace réceptif et séminaire de premier rang. L’ensemble immobilier de l’Hôtel Saint-Marc, situé 91 cours d’Albret, se compose d’un hôtel particulier du XVIIIe siècle classé Monument Historique, d’une aile contemporaine adossée le long de la rue Mouneyra, et de deux petits pavillons en R+1 bordant la cour intérieure accessible depuis la porte cochère.
Le programme prévoit, dans le corps historique classé, des salles de réception, salons et espace bar-traiteur en rez-de-chaussée, deux salles de réunion à l’étage, et une cuisine traiteur aménagée dans les caves du sous-sol, desservies par un ascenseur dont la création a été validée par la DRAC. L’aile contemporaine accueillera des espaces événementiels polyvalents et un auditorium d’environ 150 places, avec une liberté d’intervention sans contrainte patrimoniale. Les deux pavillons de cour seront transformés en logements. L’enveloppe des travaux est fixée à 4,5 M€ HT.
Notre mission
Odetec est intervenu en bureau d’études fluides et acoustique au sein du groupement de maîtrise d’oeuvre conduit par BPM Architectes (mandataire), avec Vincent Dupuy (architecte des Monuments Historiques). La mission fluides couvre les lots courants forts et faibles, chauffage, ventilation, rafraîchissement, plomberie et GTB, depuis le diagnostic APS jusqu’à la DET et l’AOR. La mission acoustique, gérée en parallèle, porte sur l’ensemble des locaux de l’aile contemporaine, ainsi que sur les deux salles de réunion du R+1 de l’hôtel particulier, les seuls espaces classés pour lesquels des corrections acoustiques sont techniquement envisageables à ce stade.
L’enjeu central est d’intégrer des installations techniques répondant aux exigences d’un opérateur événementiel premium (confort thermique, rafraîchissement, renouvellement d’air réglementaire, sonorisation) dans un bâtiment dont les parquets, moulures, boiseries et décors intérieurs sont protégés et ne peuvent être altérés. La réhabilitation thermique de l’enveloppe historique étant quasi impossible, les puissances à installer sont d’autant plus importantes que les déperditions restent structurellement élevées.
Les défis techniques relevés
Le premier défi est de faire cohabiter les exigences techniques d’un lieu de réception événementiel et les contraintes patrimoniales de la DRAC dans le corps historique classé. Ventilation double-flux, refroidissement estival des salles de réception densément occupées, alimentation électrique des scènes et cuisines traiteurs : les puissances en jeu sont significatives. Chaque traversée de plancher, chaque percement de façade, chaque fixation dans un mur est soumis à validation architecturale et patrimoniale. Le travail de diagnostic a pour premier objectif de cartographier les volumes exploitables, cheminées murées, vides sous parquet, faux-plafonds potentiels, pour identifier les solutions réellement compatibles avec les intérieurs classés avant tout avant-projet. C’est ce travail préalable qui conditionnera le choix des systèmes : intégration discrète en faux-plafonds démontables, cheminement dans les gaines existantes, ou équipements à faible emprise à définir en concertation avec l’architecte MH.
Le second défi est acoustique et porte principalement sur l’auditorium de 150 places de l’aile contemporaine. La conception d’une salle de conférence haut de gamme dans un volume existant impose de contrôler la durée de réverbération, d’isoler les bruits entre l’auditorium et les espaces adjacents, et de gérer le bruit des équipements CVC en limite de perception. La modélisation acoustique de l’espace sera réalisée sur deux scénarios de traitement, discutés avec le maître d’ouvrage avant engagement des calculs. Cette mission est engagée dès l’APS pour permettre à l’architecte d’intégrer les traitements absorbants, les séparatifs et l’implantation des équipements dans les plans de conception, avant que les choix de matériaux et de volumes ne soient arrêtés.