LOGEMENT COLLECTIF
Reconstruction de logements et commerces à Saint-Jean d’Angély
2029
MAIRIE DE SAINT JEAN D'ANGELY
700 m²
SAINT JEAN D'ANGELY (17)
3 366 000 €
ODETEC / BESSON BOLZE
Voir le siteContexte et enjeux
La ville de Saint-Jean d’Angély (Charente-Maritime), engagée dans une Orientation de Revitalisation du Territoire et inscrite au programme Petites Villes de Demain, conduit la requalification de son îlot 3-5-7 rue des Bancs, en plein cœur du Site Patrimonial Remarquable et à proximité immédiate de l’Abbaye Royale classée à l’UNESCO. L’opération, portée conjointement par la SEMIS (Société d’Économie Mixte Immobilière de la Saintonge) pour le logement social et par la Mairie pour la maison Bonnet voisine, vise la création de sept logements locatifs PLUS et PLAI et de trois cellules commerciales en rez-de-chaussée, pour une surface bâtie d’environ 700 m².
Le diagnostic structure réalisé fin 2024 a révélé un état trop dégradé pour permettre une réhabilitation lourde du n°5 et du n°7 : pourrissement généralisé des planchers, façade arrière du n°5 et façade sur rue du n°7 à reconstruire en intégralité, charpentes à remplacer. La maîtrise d’ouvrage a donc fait évoluer le projet vers une déconstruction-reconstruction, validée par l’Architecte des Bâtiments de France à la condition d’une reconstitution à l’identique des façades sur rue. L’enjeu de l’opération devient alors de concilier prescription patrimoniale, performances RE2020 (niveau 2025) et label Bâtiment Énergie Environnement + (BEE+) sur des immeubles très contraints, sur une emprise foncière de 440 m² au sol et en site non délestable, la rue des Bancs ne pouvant être fermée à la circulation.
Notre mission
Odetec est mandataire du groupement de maîtrise d’œuvre pour cette opération de renouvellement urbain, en cotraitance avec l’agence d’architecture BESSON BOLZE. Le marché couvre l’ensemble des phases DIAG, ESQ, AVP, dépôt des autorisations d’urbanisme, PRO, ACT, VISA, DET et AOR, structurées en trois tranches qui articulent la démolition initiale, la reconstruction de l’îlot 3-5-7 rue des Bancs portée par la SEMIS et celle de la maison Bonnet portée par la Mairie. Au sein du groupement, les équipes mobilisent notamment les pôles structure bois, CVC et plomberie, électricité courants forts et faibles, thermique, acoustique, SSI et économie de la construction.
La mission s’organise autour d’un triple impératif technique : ingénierie structure bois pour des bâtiments dont la structure est intégralement reconstruite en ossature bois neuve, ingénierie environnementale visant la RE2020 niveau 2025 et le label BEE+ Prestaterre avec option TFPB, et coordination patrimoniale étroite avec l’ABF sur la reconstitution des façades et la dépose pour réemploi des éléments remarquables. Cette logique pluridisciplinaire intégrée a justifié, dès la consultation, le choix d’une maîtrise d’œuvre unique fédératrice plutôt qu’un assemblage par lots.
Les défis techniques relevés
Le premier défi consiste à faire tenir une enveloppe RE2020 niveau 2025 sur des immeubles dont les façades sur rue doivent être reconstituées à l’identique en pierre de taille et enduits à la chaux, sous le contrôle de l’Architecte des Bâtiments de France. La compatibilité entre isolation thermique et restitution patrimoniale est arbitrée dès l’avant-projet par le couplage d’une ossature bois neuve assurant inertie et performance hygrothermique avec un système d’isolation thermique différencié selon la nature des façades : préservation à l’identique côté rue, isolation par l’extérieur et enduits sur ITE pour les pignons et façades arrières. Le calage final entre objectif Bbio−15 % et amélioration du Cep/Cep_nr de −20 % est piloté en parallèle des études thermiques pour sécuriser le label BEE+ Prestaterre, option TFPB.
Le second défi tient à l’organisation de la déconstruction puis de la reconstruction sur une emprise foncière de 440 m², en mitoyenneté immédiate de la maison Bonnet dont les façades sont classées au titre des Monuments Historiques, et sans possibilité de fermer la rue des Bancs à la circulation. Un référé préventif est engagé en amont, et la méthode de déconstruction est étudiée selon la prescription ABF d’une dépose pierre par pierre avec sauvegarde, stockage et conservation des éléments réemployables, conformément au diagnostic PEMD réglementaire. Le phasage prévoit un chantier unique de démolition puis trois chantiers de reconstruction séquencés, avec mesures conservatoires sur les avoisinants formalisées contractuellement dans les CCTP des lots gros œuvre et structure bois.