HÔTEL
Construction de l’hôtel ZA Grand Font à Saint-Laurent-sur-Manoire
2018
AGEMA
1 500 m²
ST-LAURENT-SUR-MANOIRE (24)
2 000 €
CAMILLE ROUX
Contexte et enjeux
La SARL Foncière Montparnasse, structure d’investissement et de développement immobilier basée à Boulazac, commande la construction d’un hôtel neuf dans la zone d’activités Grand Font à Saint-Laurent-sur-Manoire, à proximité immédiate de Périgueux. Implantée sur un terrain de zone d’activités en bordure de route nationale, cette opération de 2 550 m² répartis sur deux bâtiments répond à une logique de localisation stratégique : capter une clientèle d’affaires et de passage sur un axe structurant de Dordogne, à deux pas du chef-lieu départemental.
L’hôtel comprend un bâtiment de chambres de 56 unités sur deux niveaux — 28 chambres au RDC et 28 en R+1 — et un bâtiment dédié à la restauration, qui regroupe le réfectoire, la cuisine, les réserves et les espaces de service. Ces deux entités, de classements ERP distincts — Type O pour l’hébergement, Type N pour la restauration — imposent des approches techniques différenciées, tant en matière de sécurité incendie que de ventilation et d’acoustique. Le projet a été conduit sous maîtrise d’œuvre d’exécution AGEMA et avec l’architecte Camille Roux, dans le cadre d’une mission Base étendue à l’EXE pour les lots fluides confiés à Odetec.
Notre mission
Odetec est intervenu en bureau d’études fluides, en co-traitance avec l’architecte Camille Roux et le bureau d’études structure avec une mission Base étendue à l’EXE couvrant l’intégralité des installations CVC/PBS et l’électricité courants forts et courants faibles.
L’angle structurant de la conception thermique a été d’assurer le confort d’été et d’hiver des 56 chambres par un système à débit de réfrigérant variable (DRV) DAIKIN RXYQ, réversible 2 tubes, avec des unités intérieures gainables ultraplates en faux-plafond. Ce choix conjugue compacité — les gainables sont invisibles des chambres — et performance énergétique, grâce à la technologie Inverter qui adapte la puissance frigorifique aux charges réelles. Les salles de bains bénéficient de sèche-serviettes électriques mixtes, les circulations et locaux de service de panneaux rayonnants électriques à fil pilote 6 ordres. La ventilation est assurée par VMC simple flux hygroréglable avec caissons en local technique, conformément à l’arrêté du 25 avril 2003 relatif à la limitation du bruit dans les hôtels. En plomberie sanitaire, la production d’eau chaude centralisée par accumulation de primaire en sous-station alimente l’ensemble des 56 chambres en circuit bouclé, avec les précautions anti-légionellose réglementaires.
Les défis techniques relevés
Concevoir les installations CVC d’un hôtel de 56 chambres réparties sur deux niveaux impose de gérer une multiplicité de zones d’exigences acoustiques simultanées. L’arrêté du 25 avril 2003 fixe des niveaux de pression acoustique maximaux dans les chambres pour les bruits d’équipement (LnAT ≤ 30 dB(A), ou 35 dB(A) si l’équipement est dans la chambre elle-même), ce qui impose de sélectionner des unités intérieures DRV dont la puissance acoustique n’excède pas 40 dB(A). Sur les réseaux aérauliques, les pièges à son, les gaines isophoniques et les manchettes antivibratiles sont dimensionnés pour éviter toute transmission solidienne entre les équipements en toiture et les chambres situées au R+1. Chaque traversée de plancher ou de paroi est traitée avec des fourreaux désolidarisés pour préserver la continuité des isolements calculés par le BET acoustique SYNACOUSTIQUE.
Le second défi tient à la dualité programmatique de l’opération : les deux bâtiments — hébergement Type O et restauration Type N — ne relèvent pas des mêmes réglementations SSI ni des mêmes logiques de désenfumage. Le cahier des charges fonctionnel SSI rédigé par Odetec a formalisé l’articulation entre ces deux ERP distincts, en définissant les zones d’alarme, les zones de désenfumage et les points de commande, dans le respect du règlement de sécurité applicable à chaque type. La coordination avec les lots gros œuvre, plâtrerie et menuiseries pour la mise en œuvre des clapets coupe-feu, le rebouchage des trémies et le maintien des isolements acoustiques à chaque franchissement a constitué un travail de synthèse continu entre la phase PRO et la réception.