ATELIER
Construction d’un atelier industriel à Sigoules
2017
M VACHER - VCM
3 810 m²
SIGOULES (24)
5 000 000 €
CONSTRUCTIONS METALLIQUES VIGIER
Voir le siteContexte et enjeux
La société VCN, spécialisée dans la fabrication de pièces mécaniques de haute précision, a engagé la construction de son nouveau site de production à Sigoules, au cœur du Bergeracois. L’opération portait sur un bâtiment neuf de 3 810 m² réunissant un atelier de fabrication et des espaces tertiaires : bureaux, showroom, salle de réunion, espace qualité-métrologie et locaux serveurs.
L’enjeu structurant du projet était électrique. Un parc de 26 machines de production — centres d’usinage, lasers de découpe, essoreuses, installation de tribo-finition, compresseur et poste de lavage — génère une puissance installée qui dépasse le seuil d’alimentation basse tension. Le raccordement au réseau haute tension (HTA 20 kV) avec transformateur dédié s’imposait dès l’amont du projet, impliquant des démarches spécifiques auprès d’Enedis et une conception adaptée du poste de livraison extérieur. La combinaison d’un usage industriel intensif et d’une partie tertiaire à régulation indépendante rendait par ailleurs indispensable une architecture électrique clairement bipartite.
Notre mission
Odetec est intervenu en bureau d’études électricité, en co-traitance avec Constructions Métalliques Vigier (mandataire), depuis les études de PRO jusqu’aux études d’exécution (EXE). La mission couvrait l’ensemble du lot courants forts et courants faibles : raccordement HTA, conception du tableau général basse tension (TGBT), distribution atelier et bureaux, câblage VDI catégorie 6A, alarme incendie type 4, sonorisation multizone et installation vidéo.
L’angle structurant de la mission résidait dans la double architecture de distribution : un circuit atelier dimensionné pour alimenter individuellement 26 machines de production, avec des sections de câble calculées au plus juste pour les distances caractéristiques de ce bâtiment industriel, et un circuit bureaux alimenté en départ séparé depuis le TGBT. Chaque départ a fait l’objet d’une note de calcul individualisée selon la norme IEC 60364 et le guide TR50480, intégrant les contraintes de chute de tension propres à chaque récepteur.
Les défis techniques relevés
La puissance cumulée de l’atelier — machines d’usinage de haute précision, aspiration de brouillard d’huile, compresseur, essoreuses et poste de lavage — franchissait le seuil de 250 kVA imposant un raccordement direct au réseau 20 kV. Cela a requis la conception d’un poste de livraison extérieur équipé d’un transformateur de 630 kVA, d’un appareillage HTA (protection par fusibles et relais de détection ampéremétrique) et la pose d’un câble HTA de 185 mm² aluminium sur 80 m enterrés depuis le point de raccordement réseau. Les démarches administratives auprès d’Enedis ont été intégrées à la mission, avec coordination du délai de raccordement au calendrier de chantier.
Alimenter 26 machines individuellement, avec des puissances unitaires allant de 4 kVA (gestion des stocks) à 64 kVA par machine d’usinage, sur la surface étendue de l’atelier, aurait conduit à un réseau câblé dense et peu évolutif. La solution s’est appuyée sur des canalis de puissance (barrettes 160A et 250A) répartis dans l’atelier, chaque machine étant dérivée depuis le nœud le plus proche. Les tableaux de distribution ont été dimensionnés avec une réserve de 30 % pour permettre les extensions ultérieures sans refonte de l’installation. Les longues distances de l’atelier ont par ailleurs imposé le surcalibrage de plusieurs câbles par rapport aux sections — pour respecter les contraintes de chute de tension de chaque poste.