HÔTEL
Création du complexe hôtelier Domaine La Conterie
2029
SAS LA CONTERIE
29 000 m²
ST-FELIX-DE-REILLAC-ET-MORTEMART (24)
9 000 000 €
ALAIN DE LA VILLE
Voir le siteContexte et enjeux
Le domaine de La Conterie, situé sur la commune de Saint-Félix-de-Reillac-et-Mortemart en Dordogne, fait l’objet d’une transformation ambitieuse : la SAS La Conterie y développe un ensemble hôtelier haut de gamme constitué de plusieurs bâtiments, implanté dans un environnement rural isolé au cœur du Périgord. L’opération, dont l’enveloppe travaux s’établit à 10 M€ HT sur 29 000 m², s’inscrit dans une démarche de valorisation patrimoniale et territoriale : transformer un domaine existant en complexe de luxe implique de composer avec les contraintes physiques du site — topographie, bâti hérité, absence de réseaux collectifs — tout en répondant aux standards d’une clientèle haut de gamme exigeante en matière de confort technique.
L’enjeu est précisément là : concevoir un complexe hôtelier de luxe sur un site rural isolé suppose de construire une autonomie technique quasi complète. Le domaine n’est pas raccordé aux réseaux collectifs d’assainissement, n’est pas desservi par une bouche incendie réglementaire, et se situe hors des zones urbaines où l’approvisionnement en énergie et la gestion des eaux sont pris en charge par des infrastructures existantes. Chaque système technique — assainissement, défense incendie, gestion des eaux pluviales, alimentation en énergie — a dû être conçu comme un système autonome et robuste, adapté à une exploitation hôtelière continue.
Notre mission
Odetec est intervenu en bureau d’études aux côtés de l’architecte Alain DE LA VILLE, avec une mission couvrant l’ensemble des lots techniques depuis l’APD jusqu’à l’assistance aux opérations de réception. La mission recouvre notamment : structure, VRD, fluides (CVC, géothermie, plomberie sanitaire, électricité courants forts et courants faibles), coordination SSI et économie de la construction.
Les phases APD, PRO et DCE ont été réalisées en premier temps. Suite aux évolutions du projet, une reprise partielle des études PRO/DCE a été intégrée à la mission en 2026, accompagnée de la poursuite vers les phases ACT, DET et AOR. Cette continuité sur l’ensemble du cycle — de la conception jusqu’à la mise en service — permet d’assurer la cohérence technique et la maîtrise budgétaire d’un programme complexe où chaque arbitrage en conception a des répercussions directes sur les coûts d’exploitation.
Les défis techniques relevés
Créer un complexe hôtelier de luxe sur un site isolé sans raccordement aux réseaux collectifs impose de dimensionner chaque infrastructure comme si le domaine était une entité autonome. L’assainissement des eaux usées a été traité via un poste de relevage et un dispositif d’assainissement non collectif, dont le dimensionnement doit absorber les flux variables d’un établissement hôtelier — charges de pointe en haute saison, faibles débits en basse saison — tout en satisfaisant aux exigences sanitaires applicables aux ERP. La défense incendie, en l’absence de bouche d’incendie dans le périmètre réglementaire, a été résolue par la mise en œuvre d’une citerne souple conforme aux prescriptions du SDIS 24, dont la capacité et l’accessibilité ont été intégrées dans le plan masse dès l’APD. La gestion des eaux pluviales sur un domaine de cette emprise — 29 000 m² bâtis plus les espaces extérieurs — a mobilisé une solution compensatoire en structures alvéolaires ultra-légères. C’éation d’une géotermie sur sondes avec résaux de chaleur pour les diférents bâtiments.
Le second défi est propre aux opérations de luxe en contexte patrimonial : concilier la performance technique attendue par une clientèle haut de gamme — confort thermique homogène, qualité acoustique, fiabilité des installations CVC dans un bâti aux géométries hétérogènes — avec les contraintes d’un ensemble de plusieurs bâtiments aux dispositions très différentes. La coordination entre les lots fluides (CVC, plomberie, électricité) et les lots piscine, balnéothérapie et cuisine — a imposé une définition rigoureuse des interfaces de prestation dès la phase PRO, pour éviter les conflits de réservations et assurer la cohérence de l’ensemble technique lors de l’exécution.